Scène 24

Scène 24
Septembre 1942, Toulouse.

Musique

La nuit tombait. Lucie pédalait, s'efforçant de conserver une allure convenable, ni trop rapide, ni trop lente. A l'heure du déjeuner, elle était allée, comme le lui avait dit Pierre, au café de l'église. Marco lui avait dit « Je vais vous en refaire un. ». C'était bon, la mission marchait toujours et les crampes que Lucie avait à l'estomac s'étaient renforcées. La jeune fille se concentrait sur la route. Il n'y avait personne dans les environs, les rues étaient désertes. Ou presque. Elle vit une patrouille d'allemands passer dans une rue plus loin. Sans s'en rendre compte, elle cessa de respirer. Une fois, les soldats disparus, elle reprit rapidement son souffle, s'apercevant de son apnée. A 22h05 précisément, elle déposa sa bicyclette au numéro 31 de l'Avenue de la Grande Armée. Elle se dirigea ensuite vers le Jardin public. Des flashs lui revinrent de cette soirée du 14 juillet qui avait tout bouleversé. Dans sa tête et dans son c½ur. La musique, son sourire, ses yeux. Ses yeux si tristes...Elle releva la tête et plongea son regard dans celui des étoiles.

Lucie : Maman...Où es-tu ?

Elle sécha vite les larmes qui bousculaient ses yeux. Et lui, le reverrai-t-elle un jour ? Son odeur, ses lèvres, ses mains sur ses épaules à elle... Elle marcha un moment. Ici, ils s'étaient embrassés pour la première et unique fois. Lucie toucha ses lèvres un instant. Elle ferma les yeux. Elle ignorait pourquoi il avait tant d'emprise sur elle, surtout après ce qu'il avait fait, ce qu'il était. Ce qu'il était. Et ce qu'elle était elle. Leurs mondes étaient opposés. Elle était entrain de participer au meurtre de l'un des siens. Et pourtant...Il avait une attraction sur elle. Lucie repensa à l'après-midi qu'elle avait passé avec Antoine. Celui-ci lui avait appris à manier et à utiliser un révolver. Littéralement, à tuer. Comment en étaient-ils arrivés là ?

Elle regarda sa montre. 22h22. Elle devait retourner vers le vélo. Comme prévu, elle croisa Jacques. Il déposa un révolver dans sa main droite. Elle le mit dans sa sacoche. Elle avança jusqu'au vélo sur lequel elle grimpa. Elle arriva tant bien que mal jusqu'au numéro 25 où elle s'arrêta afin d'examiner la chaîne de la bicyclette. Une minute passa, puis deux et trois. Elle entendit un coup de feu, des cris. Elle resta pétrifiée. Deux hommes qu'elle avait vus la veille avec Pierre sortirent en courant de la baraque. Ils la regardèrent, effarés. Les cinq minutes n'étaient pas passées. Que devait-elle faire ? Elle entendit un deuxième coup de feu. Un troisième, et encore d'autres. Elle ne pouvait plus compter. La minute qui suivit fut la plus longue de son existence. Elle entendait des bruits, des voix. Mais elle n'arrivait pas à déterminer d'où elles venaient. Elle vit un troisième homme sortir de la maison. Il était blessé dans l'épaule. Elle ne distingua pas son visage. Un petit groupe d'homme arriva à un bout de la rue. Ils courraient en hurlant. Des coups de feu brulèrent de partout. Lucie ne bougeait toujours pas. L'homme, sur le perron de la maison, l'observait toujours. Il s'adressa à elle.

... : Lucie, vas-t-en !

Cette voix...Elle se retourna vers lui. Vers Philipp.

Philipp : (murmurant) Vas-t-en ! Vite !

Elle ne pouvait le laisser seul, il était blessé. Des hommes arrivaient en nombre.

Lucie : Mais...
Philipp : Je te rejoindrais, promis.


Lucie le regarda, regarda ces hommes qui courraient vers elle. La main droite dans sa sacoche, elle referma ses doigts sur un objet en métal froid qu'elle sortit d'un geste brusque et maladroit. En montant sur son vélo, elle tira une première fois. Elle accéléra sa cadence et tira une seconde fois. Elle vit un homme se baisser. Il était touché à la cuisse. Elle sentit alors la chaleur d'une balle lui frôler le visage. Elle se retourna et pédala de plus belle. En tournant à l'angle, elle tira sa dernière balle mais n'eût pas le temps d'observer l'impact qu'elle avait eu. Elle pédala, encore et encore, à en perdre haleine. Jusqu'à la forêt. Cette forêt où tout avait commencé. Où elle l'avait rencontré.



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Hey people ! I'm soo sorry pour le manque de MAJs mais avec le bac...Bref, maintenant je suis de retour. J'espère que cette scène vous a plu. Et encore du Philipp pour vous dans la prochaine scène qui sera exclusivement entre lui et Lucie. :D Hâte de l'écrire. Lucie m'avait énormément manquée. Je crois que j'ai besoin de ces personnages maintenant. « I'm involved now » comme disait Di Capprio dans Titanic. J'ai besoin d'être sure qu'ils iront bien, comme si c'étaient mes enfants. Bref...
Merci à toutes celles qui m'ont soutenues...

Bizoo <3 Clémence.


PS: Ici, ma new fic et pou celles qui n'ont pas tout compris, pas de panique, vous aurez toutes les explication dans la prochaine scène.


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# Posté le lundi 23 juin 2008 18:51

Modifié le mardi 24 juin 2008 07:38

En attendant...

En attendant...
Chaque personnes taguées doit écrire 7 choses a savoir sur elle :
Les personnes taguées doivent écrire sur leur blog les règles.
La personne taguée doit taguer à son tour 7 personnes et les mettre sur son blog.
Il faut préciser qui vous a tagué.

La personne qui m'a "tagué" est ce blog . (Allez lire sa story, elle est géniale.)

1. Amour Interdit est ma première fiction. C'est une histoire qui me tient à coeur car elle parle de notre passé. Un passé qu'il ne faut surtout pas oublier. Je suis passionnée d'Histoire en plus. Spécialement cette période. La montée du Nazisme, la Seconde Guerre Mondiale. Comment un homme, un seul a-t-il pu mener à un tel massacre...Enfin, bref. On va pas débattre aujourd'hui. Si vous êtes intéressé par le sujet, je peux vous conseiller quelques livres ou films assez intéressants.J'hésite encore sur la façon dt va se terminer cette fic. J'aurais adoré faire de cette histoire un film. Je sais excatement quelles musiques je mettrais à quels moments, les plans que je ferais, etc...

2. Je suis en 1ère ES, l'anné prochaine je passe en Term ES, donc. Je viens de passer l'écrit de français et d'SVT. D'ailleurs pour celles qui m'ont demandé, merci, ça c'est assez bien passé. J'aurais les résultats le 11. Je dois encore passer l'oral de français le 4.

3. Mon livre préféré est La Nuit des temps de René Barjavel que je vous conseille de lire si vous aimer les grandes histoires d'amour. Et même si vous les aimez pas, d'ailleurs.

4. Je fais du théâtre (un peu) et j'aime beaucoup ça. Je le conseille vivement à toutes les personnes timides, ça aide vachement.

5. En style de musique, j'aime à peu près tout, mais j'ai une nette préférence pour le rock et pop-rock.
Quelques groupes à écouter d'urgence : Snow Patrol (ne pas se limiter à chasing cars, la plus connue), One Republic (Ne surtout pas se limiter à la version de Timbaland de Apologize qui est selon moi pourrie comparée à l'originale), 3 doors down, Tyler Hilton, Imogen Heap, Switchfoot, Jimmy Eat World, Oasis, Stereophonics. J'écoute en boucle Together de The Kin et If de Dragmatic en ce moment.

6. J'adooooore l'anglais. C'est une langue qui m'attire énormément. D'ailleurs, je peux pas supporter de voir un film autre qu'en VO, peu importe la langue originale.

7. J'ai inventé une théorie selon laquelle les crocodiles rouges résolvent tous les problèmes du monde. Moi, c'est ma thérapie. Dès que je vais mal, j'en mange. Même quand je vais bien fait. D'ailleurs à l'heure où je vous parle, c'est à dire, 01:10, j'en ai actuellement 2 dans la bouche...Essayes tu verras la vie en...Rouge. Juste une petite anecdote pour que vous voyez à quel point je suis atteinte.


Je tague :
0ne-meeting
Un-seul-espoir
Blaacks--World
Never-L4nd
Me-Haces-Falta
Samantha086
La-ptite-pimouss (C'est pas une fic mais le blog de l'une de mes meilleures amies et qui me supporte depuis le début donc bon...Fallait que je la mette. T'aime ma Pimouss.)

Bisous à toutes.
Prochaine Scène avant la fin de la semaine.

# Posté le mercredi 25 juin 2008 10:28

Modifié le mercredi 25 juin 2008 19:11

Changements.


Hey !!

Comme vous pouvez le voir, j'ai supprimé la scène 25.
Celle que j'avais mise en ligne n'était en fait pas l'originale. J'ai en effet écrit deux versions de la scène. Celle dans laquelle Philipp n'est pas vraiment un « gentil » et celle que vous avez pu lire. Je me suis rendue compte, grâce, en partie, à vos commentaires, que la version de la scène que j'avais posté m'éloignait de mon idée de base qui était un amour « interdit ». C'est pourquoi, j'ai décidé de revenir à la scène originale. Je n'ai pas le temps de vous la poster maintenant mais je la mettrai en ligne demain soir.

Bisous et merci pour vos commentaires. <3


# Posté le vendredi 27 juin 2008 13:07

Modifié le samedi 28 juin 2008 05:41

Scène 25

Scène 25
Lire absolument l'article précédent Page 7 avant de lire la scène !!!

Septembre 1942, Toulouse. Musique.

Elle déposa son vélo à même le sol et regarda autour d'elle. Rien n'avait changé, et en même temps tout avait changé. Objectivement, la forêt était la même que lorsqu'elle venait y jouer avec Jeanne ou Matthieu. Cependant, Lucie ne la voyait plus de la même façon. Ici, elle l'avait vu pour la première fois. Et, depuis lors, tout avait été bouleversé. Depuis Lui. Elle sentit des pas derrière elle, un souffle dans son cou. Son souffle. Lucie se retourna.

Lucie : Philipp...Tu dois m'expliquer, là. Parce que j'ai du mal à suivre. (Presque aggressive.)Qu'est-ce que tu foutais ici ce soir ?? Je ne comprends rien.

Il la regarda un instant puis il détourna son regard.

Philipp : J'étais avec Van Heimer, celui que vous deviez descendre. Il m'avait convoqué pour me confier je ne sais quelle mission. Il n'a pas eu le temps de m'expliquer quoi que ce soit avant que les tiens n'arrivent.

Lucie s'éloigna de lui, déçue.

Philipp : Quoi ?
Lucie : (La tête baissée.)J'ai cru...Je pensais que peut-être, tu avais changé de camp.


Philipp lui releva le menton. Elle le regarda, confuse.

Philipp : Lucie, je...Excuse-moi. Je ne peux pas changer ce que je suis. Citoyen allemand.
Lucie : Je le sais. Je suis désolée. C'est juste tellement dur. Tu bouleverse tout en moi. Je ne suis plus sûre de rien depuis que je te connais. Ces sentiments sont durs à supporter et à comprendre. Encore plus quand
ils existent à l'égard de quelqu'un...Quelqu'un pour qui je ne devrais rien ressentir d'autre que de la haine. Et pour ça je te hais.


Elle le regarda, les yeux brillants de larmes.

Philipp : Lucie, je...
Lucie : (Le coupant.) Si tu savais combien je te hais.


Ils s'affrontèrent du regard un instant.

Lucie : Tu représentes tout ce que je déteste, tout ce qu'on m'a apprit à haïr. Et pourtant...Je suis amoureuse de toi.

Il l'observa, secoua la tête et la rejoignit. Elle le repoussa.

Lucie : Dis-moi ce qu'il s'est passé tout à l'heure.
Philipp : Je ne sais pas...J'étais avec Van Heimer, comme je viens de te le dire et tout à coup, des hommes sont arrivés. L'un deux a tiré. Et tué Van Heimer. J'ai riposté et blessé le tueur.
Lucie : Qui s'était ?


Philipp soupira.

Philipp : Je ne sais pas. Un brun, grand. Assez fort.
Lucie : Antoine...
Philipp : Qui est Antoine ?


Lucie le regarda, inquiète.

Lucie : Mon frère.

Philipp baissa la tête.

Philipp : Un type d'une cinquantaine d'année a tiré. La bale a frôlé mon épaule. Ils ont entendu les gars qu'on avait prévenu pour le renfort arriver. Tes copains se sont barrés. Heureusement. Sinon, j'y passais. J'ai dit aux autres par où étaient partis les tiens. Ils les ont suivi. J'ai pu te rejoindre.

Lucie s'approcha de Philipp, inquiète.

Lucie : Comment va ton épaule ? Tu as mal ?

Il acquiesça.

Philipp : La balle ne m'a qu'effloré, mais c'est tout de même douloureux.

Elle déboutonna la chemise du garçon et la lui retira. Elle déposa un baiser sur son épaule.

Lucie : Et maintenant ?

Il la regarda profondément.

Philipp : Lucie...

Elle déposa un doigt sur la bouche de Philipp. Il s'approcha d'elle et toucha ses lèvres du bout des siennes. Lucie caressa le torse du jeune homme et approfondit leur baiser. Cette union confirmait tout. Leurs doutes, leurs hésitations, leurs peurs mais aussi le fait qu'ils s'aimaient. Profondément, intensément, inconditionnellement et probablement pour toujours. Alors quand celui-ci cessa, ils furent deux à se sentir incomplets. Il aurait voulu tout arrêter, la laisser. Mais il ne pouvait pas, il ne pouvait plus. Lucie lui sourit, comme pour confirmer ce qu'il pensait. Sa robe légère se balançait au rythme du vent. Ses cheveux détachés lui cachaient le visage. Philipp les repoussa. Il voulait la voir, ne jamais quitter ses yeux, son sourire. Il l'embrassa de nouveau. Encore et encore. Ils ne voulaient plus se détacher l'un de l'autre de peur de se perdre à nouveau. Elle toucha de nouveau son visage, puis son torse, son dos, sa nuque. Elle atteignit ses lèvres. Leurs bouches se mêlèrent dans un baiser sans fin. Il déboutonna la robe de la jeune fille qui le regardait faire. Une fois ceci fait, il se plongea dans ses yeux.

Philipp : Tu as peur ?
Lucie : (Soufflant.) Pas avec toi.


Il regarda le corps presque dénudé de la jeune femme sans gêne, aucune. On était fin septembre et les feuilles que l'automne séparaient des arbres commençaient à recouvrir le sol. Ils s'assirent, dans les bras l'un de l'autre, sur leurs quelques vêtements étalés par terre. Lucie plongea sa tête dans le cou du garçon. Il l'aimait, elle le savait. Elle s'apprêtait à changer sa vie avec lui. Il l'avait déjà bouleversée.

Philipp : Lucie.
Lucie : Oui ?
Philipp : (Murmurant.) J'ai compris que je pourrais plus me passer de toi, le jour où je t'ai vue. J'ai su, dès lors, que je devrais te protéger et te sauver de tout. Je voudrais ne jamais avoir existé. Que tu ne me connaisses pas. Mais je suis trop égoïste pour disparaître de ta vie. On n'aurait jamais du se rencontrer. Mais je n'ai
jamais été plus heureux que le jour où je t'ai rencontrée.


Elle hocha la tête. Il sourit.

Philipp : Je t'aime, Lucie.

Il embrassa son épaule, puis son cou. Elle se donna à lui. Avec tendresse, amour et passion. Ils étaient hors-la-loi mais ils étaient ensemble et rien n'était plus fort que cela.


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Hey people !!

So...J'ai décidé comme vous avez pu le lire précédemment de poster la suite originale que j'avais écrite, celle qui correspond plus à mon idée de base. je ne sais pas...J'avais pas envie de laisser Philipp dans le groupe des "méchants". C'est pour cela que javais écrit une version différente de la scène, en gardant, en gros ce qui se passait dans la scène, mais en changeant le fond. Finalement, Philipp "méchant" est plus probable.
Merci pour vos commentaires qui m'ont bien fait prendre conscience de cela.
Que pensez-vous de cette version ??

Bisous. <3
Clémence


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# Posté le samedi 28 juin 2008 13:48

Modifié le samedi 28 juin 2008 14:00

Scène 26

Scène 26

Septembre 1942, Toulouse.

Lucie fut réveillée par un souffle sur son visage. Elle ouvrit doucement les yeux et regarda autour d'elle. Au-dessus de sa tête, rien d'autre que le ciel encore un peu foncé par la nuit. Quelques arbres aussi. A ses côtés, Philip étendu sur le dos, toujours assoupi. Le souffle de celui-ci s'échouant dans le cou de la jeune fille recroquevillée sur le sol, étouffée par ses trop nombreuses pensées. Elle se redressa lentement, réalisant ce qui s'était passé la veille. Qu'avait-elle fait ? Elle soupira et regarda le jeune homme. Il dormait paisiblement. Elle repensa à la nuit précédente. Son souffle sur sa peau, leurs baisers, leurs caresses, leurs sourires et leurs regards. Les « Je t'aime » qu'il n'avait cessé de lui murmurer. Elle sourit. Elle laissa ses yeux retomber sur le sol. A côté du corps endormi du garçon s'étalait un uniforme vert. Son sourire se brisa. Elle ferma les yeux. Elle aurait tout donné pour que la réalité n'existe pas, pour que tout ne soit qu'un mauvais cauchemar. Elle repensa à la conversation qu'elle avait eut avec Philipp la veille. Il était avec eux. Même si elle le savait déjà, qu'il lui ait clairement dit changeait tout. Surtout que la veille, ils s'étaient réellement battus l'un contre l'autre, avaient échangés des balles. Indirectement, mais tout de même. Le ventre de Lucie se serra.

Lucie : Antoine..

Philipp lui avait dit l'avoir blessé. Elle paniqua, se releva rapidement. Antoine ne pouvait pas...Non pas lui. Ses pensées étaient confuses. L'empressement dans lequel elle se revêtit réveilla Philipp. Il la regarda, perdu.

Philipp : Lucie...
Lucie : Je dois..Enfin, on ne peut...


Il se leva et l'arrêta.

Philipp : Lucie. Arrêtes. Où vas-tu ?
Lucie : Lâches moi !


Elle n'osa pas lever les yeux. Il soupira.

Philipp : Lucie.

Elle se détacha de lui, toujours sans le regarder. Il ne fit rien pour la retenir. Il ne pouvait rien faire.

Lucie : Au revoir, Philipp.

Elle s'en fut, sans regarder en arrière. Elle attrapa sa bicyclette, déposée sur le côté, et monta précipitamment dessus. Elle pédalait vite. Essayant d'oublier. Elle ne pouvait pas affronter la réalité, trop brusque, de la passion qu'elle éprouvait pour Philipp. Et Antoine. Si jamais...Elle ne pouvait y penser. Encore moins admettre l'hypothèse qu'il était peut-être...Mort. Elle arriva bientôt devant la demeure que le jeune homme partageait avec Louise. Elle entra sans frapper, se rua dans ma chambre du couple. Elle vit d'abord Louise, assise sur une chaise lisant un livre, puis Antoine allongé sur le lit, endormi.

Lucie : (s'approchant de Louise) Comment..

Sa voix se brisa. Des larmes coulèrent sur ses joues.

Louise : Lucie..

Elle se leva.

Louise : Lucie, ne t'en fais pas. Il ne va pas mourir, d'accord ?

Lucie la regarda.

Lucie : C'est vrai ?
Louise : (en souriant) Bien sûr que c'est vrai. Il a été blessé à la jambe, mais il est bien vivant.
Lucie : Oh ! J'ai cru que...Je pensais..Mais alors, l'opération s'est parfaitement déroulée hier !

Louise perdit son sourire.

Louise : Lucie, il y a quelque chose que tu devrais savoir.
Lucie : Quoi ?


Louise fit demi-tour. Elle marcha longuement dans la pièce, installant un silence tendu.

Lucie : Louise, qu'est-ce qu'il se passe. (Perdant son sourire.) Tu me fais peur.

Louise s'arrêta, elle regarda sa belle-s½ur droit dans les yeux.

Louise : Jacques est mort.


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Heey, désolé pour le peu de mises à jour..
Je pars pour quelques jours mais j'essayerais d'écrire un max pour vous mettres pleins de nouvelles scènes en revenant.
En tous les cas, j'espère avoir quelques commentaires de votre part en rentrant.
Ah oui, désolé pour la dernière ligne de la scène. J'ai pas pu m'en empêcher..

Bisous à toutes.
Bonnes vacances !


PS : K -> Erreur rectifiée. Désolée si tu n'as pas aimé la scène. J'ai fais de mon mieux mais bon. Ce qui est dommage, c'est que le seul commentaire que tu me laisses est pour me dire que tu as pas aimé la scène. Mais si t'es arrivé jusque là, c'est que t'en as aimé d'autres. Cela m'aurait fait plaisir de le savoir.

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# Posté le vendredi 11 juillet 2008 16:29

Modifié le lundi 14 juillet 2008 10:38