Scène 20

Scène 20
Août 1942, Toulouse.


Philipp tournait en rond dans un couloir étroit. Une porte s'ouvrit. Il entra. La pièce était complètement décorée à l'effigie du Fürher. La croix nazie était accrochée à quatre endroits différents, le portrait d'Hitler sembalit être le motif principal du papier peint et des photographies de chemises brunes* défilant étaient affichées tout autour de la pièce. Ses yeux vers tombèrent finalement sur le visage gras d'un homme d'une cinquantaine d'années. Celui-ci le regardait avec des petits yeux noirs méprisants. Philipp lui adressa un bref salut nazi.

L'homme : Ne jouez pas à ça avec moi Philipp.
Philipp : (regard surpris) Je ne comprends pas...
L'homme : Peut-être que tous les autres vous ont cru quand vous avez affirmé avoir défendu ces jeunes femmes afin d'essayer de redorer un peu l'image de notre patrie auprès des français. (Court silence.) Mais, en ce qui me concerne, il est clair que c'est un mensonge. (Avec un sourire.) Ces filles n'étaient que des putains !


Philipp ne scilla pas. C'était ce qu'attendait l'homme et il ne voulait pas lui donner raison.

Philipp : Monsieur, je vous assure que c'est la stricte vérité.

L'homme secoua la tête.

L'homme : Vous savez qu'on en aurait tué pour moins. Vous êtes chanceux que votre père soit un bon ami à moi. Mais ne commettez pas d'autres erreurs. Je serais bien moins compréhensif la prochaine fois.
Philipp : Monsieur Van Heimer, je vous promets que...
Van Heimer : Oh ! Arrêtez, je vous en prie. Vous avez fait une erreur. Cela arrive à tout le monde. Mais maintenant, vous allez reprendre le droit chemin. Parce que, sinon, vous savez aussi bien que moi ce qui vous attend.


Philipp resta silencieux.

Van Heimer : Vous pouvez y aller, Philipp.

Philipp se dirigea vers la porte mais fut interompu dans son mouvement.

Van Heimer : Je m'attends evidemment à ne plus jamais vous voir danser avec la jeune femme que vous avez protégée pour l'honneur de notre partie, n'est-ce pas ?
Philipp : (sans se retourner) Oui, monsieur.


Il franchit la porte rapidement et s'affessa contre elle un instant. Il devait trouver un moyen de revoir Lucie sans qu'aucun des ses "camarades" ne s'en apreçoivent, et obliger la jeune fille à l'écouter.



@ll Right Reserved To x-Amour-x-Interdit-x .

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Voilà la scène dont je vous parlais la semaine dernière. Désolé pour le manque de MAJ mais nos amis les profs se déchaînent en ce moment.^^. Je n'ai pas d'acteur pour le moment pour le personnage de Van Heimer.
Bises tous.
Clémence.


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# Posté le dimanche 11 mai 2008 08:09

Modifié le samedi 17 mai 2008 13:16

Scène 21

Scène 21
Août 1942, Toulouse.

Lucie finissait de déposer les couverts sur la table de la salle à manger. Louise vint déposer un bouquet de fleurs au milieu des assiettes. On entendait le léger grésillement du poste de radio en fond sonore. Jean apparut dans l'escalier, vêtu d'une simple chemise et d'un pantalon de coton. Il embrassa sa fille sur le front puis posa sa main sur l'épaule de sa belle-fille.[/i]

Jean : Comment te sens-tu ?
Louise : Mieux, merci.
Jean : Tant mieux.


La porte de la cuisine s'ouvrit alors avec fracas. Tous se précipitèrent dans la cuisine pour voir ce qu'il se passait. Un Antoine tout sourire était étalé sur le carrelage. Louise se précipita vers lui.

Louise : Mon dieu ! Ca va ?
Antoine : Oui, oui. J'ai juste oublié la marche dans l'excitation.
Lucie : Dans l'excitation ? Quelle excitation ?


Il sortit sa main de sa veste, victorieux. Un sac de plastique était suspendu à ses doigts. Tous le regardèrent sans comprendre.

Antoine : (en ouvrant le sac.) C'est du b½uf ! Un rôti !*
Jean : C'est pas vrai ! Comment as-tu fais pour l'avoir ?
Antoine : C'est Jojo, l'assistant du boucher, qui me l'a filé. Il me devait bien ça. J'ai fais passé sa femme et son fils en Suisse** le mois dernier.
Lucie : J'y crois pas ! On a de la viande !


Elle s'empressa d'aller arracher le sac des mains de son frère afin de préparer le rôti avant l'arrivée des invités. Une vingtaine de minutes plus tard, trois coups furent portés sur la porte de chêne qui donnait sur l'entrée de la demeure. Jean alla ouvrir.

Jean : Jacques ! Ravi de te revoir !
Jean s'adressa ensuite à la jeune femme qui se tenait au côté de Jacques.
Jean : Vous devez être Marie.
Marie : Oui, c'est moi.
Jean : Enchanté de vous rencontré. Enfin.


Il sourit au couple. Marie lui rendit son sourire.

Marie : Moi de même.

Jean invita les deux jeunes gens à aller s'installer dans la salle à manger. Lucie les rejoignit et salua chaleureusement Jacques avant de se tourner vers Marie.

Jacques : Je vous présente ma fiancée, Marie.
Lucie : Enchantée, je suis Lucie.
Jacques : (malicieux) Lucie ? Vous m'aviez dit Lorraine.


Lucie secoua la tête en souriant.

Lucie : Lorraine, c'est pour le « travail ». Je préfèrerais tout de même que vous continuiez à l'utiliser lorsque nous ne sommes pas en privé.
Jacques : (s'adressant à Marie.) Lucie nous...aide. Pour faire passer des messages principalement.
Marie : Ah. J'avoue que j'avais un peu de mal à suivre. (Après un court silence.) Vous devez être vraiment courageuse pour vous risquer dans de telles missions. Je vous admire.
Lucie : On pourrait peut-être se tutoyer ?
Marie : J'aimerais beaucoup. Peut-être, pourrions-nous aussi nous voir certains après-midi pour discuter ou nous promener. Nous sommes arrivés ici il y a quelques mois, avec Jacques, et je ne connais personne. Je m'ennuie à mourir, toujours toute seule à ne rien faire. Et cela me culpabilise quand je me dis que d'autres se battent et meurent dehors.
Lucie : (Avec un sourire.) Ca ma plairait beaucoup.


Ils passèrent à table et dévorèrent avec délice le rôti de b½uf. Il se révéla que Marie, Louise et Lucie s'entendaient très bien. Ainsi que Jacques et Antoine. Jean appréciait aussi beaucoup Marie qui était la joie de vivre incarnée. Lucie et Louise entreprirent de débarrasser la table, avec l'aide d'Antoine pendant que Jacques, Jean et Marie allèrent s'assoir au salon. Louise alla y déposer un saladier plein de fraises que Lucie et elle avaient cueillies le matin même. Ils reprirent les conversations, parlant peu de la guerre et beaucoup du temps. A 15h, Jean se leva et alluma le poste de radio qu'il brancha sur la fréquence de la BBC***. C'était l'heure des messages. Tous se turent. Des messages quelconques annonçant la bonne arrivée de jeunes hommes à Londres furent diffusés pendant dix minutes. Et, alors que Lucie allait éteindre la radio, pensant qu'aucun des messages attendus par la résistance ne serait diffusé, Antoine l'arrêta dans son geste.

Le présentateur : « Jubilé est arrivée ce matin.». Je répète « Jubilé est arrivée ce matin. »

Antoine regarda son père, puis se tourna vers Jacques. Ils semblaient soucieux, et un sourire crispé se dessina peu à peu sur chacun de leurs visages.

Jean : Ah ! Ils l'ont enfin fait !
Jacques : J'avoue que je n'y croyais plus.


Lucie, Louise et Marie les regardaient sans comprendre.

Lucie : Qu'est-ce qu'ils ont fait ?

Les trois hommes se regardèrent.

Lucie : C'est bon, j'suis avec vous, je vous rappelle. Et Louise et Marie sont pratiquement mariées à des résistants, alors ça m'étonnerait qu'elles soient collabos. (Court silence.)Alors que se passe-t-il ?
Jean : Les Alliés ont débarqué ce matin.
Lucie : (abasourdie.) Quoi ?
Jacques : Jubilé, c'est le nom de l'opération. Ils sont arrivés à Dieppe.
Antoine : Je croyais que Churchill**** n'était pas d'accord.
Jean : Roosevelt***** a dû le convaincre. Il fallait faire quelque chose de toute façon. Les allemands sont partout.
Marie : Mais pourquoi vous faites cette tête là ? C'est bientôt fini, alors ?
Jacques : Je ne pense pas. Cela s'est décidé trop rapidement. C'est pas net.
Antoine : Je suis d'accord. Il faudra réécouter ce soir. Putain, j'espère qu'ils n'ont pas fait de conneries !


Louise lui attrapa la main et la serra entre les siennes. Elle lui sourit.

Louise : De toute façon, je ne vois pas ce qui pourrait être pire qu'aujourd'hui. Et puis, ton père a raison. Ils devaient faire quelque chose.
Antoine : Ouais...


Il lança un regard inquiet à son père. Ils savaient tout les deux que si cette opération se révélait être un désastre, cela pourrait être déterminant pour la fin de la guerre. Et pas dans le bon sens. Lucie surpris l'angoisse dans les yeux de son père. Celui-ci lui sourit. Mais elle n'était pas dupe et son sourire semblait terriblement faux.


* : Pendant la guerre, il y avait d'énormes restrictions au niveau de la nourriture et certains aliments, la viande notamment, étaient extrêmement rares et chers.
** : Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la Suisse reste totalement neutre. C'est dons l'endroit rêvé pour vivre lorsque l'on est hors-la-loi. Surtout quand le reste de l'Europe est inaccessible. ( Italie fasciste sous la dictature de Mussolini, Espagne sous la dictature de Franco, Angleterre très contrôlée par les nazis,...)
*** : La BBC est une radio anglaise qui a joué un rôle prépondérant durant la guerre. Notamment, elle a permis de faire passer énormément de messages entre les résistants de la France Libre, dirigés par De Gaulle et installés en Angleterre, et la Résistance Intérieure.
**** : Churchill (1874-1965)était le premier ministre anglais de l'époque.
***** : Roosevelt (1882-1945) était le président des Etats-Unis à l'époque.


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Que puis-je dire, si ce n'est merci ?? Et encore désolée pour le manque de MAJ. Je parle ici du débarquement de Dieppe du 19 août 1942. Je vouslais aussi ajouté que, à part si je précise le contraire, les messages codés sortent tout droit de mon imagination.
Marie -> Elodie Navarre.

Bisous à tous.
Clémence.

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# Posté le dimanche 18 mai 2008 10:16

Modifié le dimanche 18 mai 2008 11:05

Scène 22

Scène 22
Août - Septembre 1942, Toulouse.

Musique.


Lucie éteignit le poste de radio. Tout redevint silence. Elle observa son père qui avait un air ahuri. Jacques et Marie étaient partis. Ils n'étaient plus que tous les quatre. Antoine se leva brusquement et sortit de la maison en claquant la porte. Louise le regarda, inquiète. Jean enfouit sa tête entre ses mains. Lucie lui serra le poignet. La journée avait pourtant si bien commencé. On annonçait le débarquement. Cependant, il était à présent 20heures et le présentateur avait apprit, il y a quelques minutes, à des centaines de résistants que les Canadiens avaient reçu l'ordre de réembarquer dans les bateaux, ayant subi de trop lourdes pertes. La nouvelle avait été lâchée simplement. Comme une futilité. Comme si elle ne confirmait pas la puissance du nazisme. Elle avait pourtant la violence d'une bombe. Parce qu'elle bousculait l'espoir, elle le remettait en question. Et que cela faisait mal. Parce que pour la première fois, Lucie avait du mal à y croire encore.

Pendant des jours et des semaines, cet état d'esprit sembla s'ancrer profondément dans les têtes des résistants, ou du moins dans ce qu'il en restait. Pas grand-chose.

Arriva Septembre et son lot de nouvelles missions pour la Résistance de l'Intérieur. Un jour que Lucie était attablée dans sa cuisine, son père vint s'assoir à ses côtés, le visage grave.


Jean : Je dois te parler.
Lucie : (La tête penchée sur son journal.) Qu'y a-t-il ? Tu me parais bien soucieux.
Jean : On va avoir besoin de toi pour une mission.
Lucie releva immédiatement les yeux. Elle sourit.
Jean : Je t'arrête tout de suite. Ne rêve pas. Tu feras simplement le guet.
Lucie : Mais papa...
Jean : C'est suffisamment dangereux comme ça ! Si jamais tu te fais prendre...
Lucie : Je serais prudente.
Jean : Tu ignores le sens même de ce mot !


Sa gorge lâcha un bruit qui pouvait passer pour un gloussement. Il se reprit rapidement.

Jean : Ecoutes-moi, Lucie. Je parle sérieusement. Tu dois faire extrêmement attention à toi. Ne tente aucun acte de bravoure. Ce serait totalement stupide dans cette situation. Si tu entends ou vois quelque chose de suspect, tu frappe les quatre coups sur la porte que tu surveilles et tu coures. Compris ?

Lucie hocha la tête.

Lucie : Je peux savoir au moins de quoi il s'agit ?

Jean sembla hésiter quelques minutes puis se décida.

Jean : (En soupirant.) Très bien. (D'une vois parfaitement claire et concise.) On a pour ordre de descendre Van Heimer. C'est le général de la section allemande détachée ici, à Toulouse. C'est un homme ignoble et il a tué lui-même l'un des nôtres, en août. Le mort était marié et avait trois enfants. Alors, on va riposter. Les boches doivent se sentir en danger, ici.

Lucie ne dit rien, essayant d'encaisser les informations. Elle comprit qu'elle allait aider à tuer un homme. Après tout, que croyait-elle ? Qu'elle ferait passer des messages toute la guerre durant ? Non. Et puis, là, on rentrait dans le vif du sujet. Le pourquoi elle avait voulut aider la résistance. Pour aider sa patrie et venger ses deuils. Et bien, c'est ce qu'elle allait faire. Elle allait tuer un de ses salops. Du moins, peut-être pas elle-même, mais elle allait y aider. Faire disparaître un de ceux qui lui avaient volé sa mère. Cependant, elle n'aurait pas pensé qu'on lui confia une telle mission si tôt. Elle sentit l'adrénaline lui picorer le ventre.

Lucie : Quand aura lieu l'opération ?
Jean : Vendredi soir.


Soit dans deux jours. Elle respira un bon coup.

Lucie : Très bien. Je serais prête.

Son père lui sourit, encourageant.

Jean : On aura plus de détails sur le lieu et l'heure demain.


All Right Reserver to x-Amour-x-Interdit-x.


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Hey !
Alors qu'en pensez-vous ?? Une scène Philipp/Lucie pour bientôt, Promis ! Et...va y avoir de l'action !!! XD.

Bisous à tous.
Clémence.


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# Posté le mardi 20 mai 2008 15:30

Scène 23

Scène 23
Septembre 1942, Toulouse.

Lucie traversa la route, accompagnée d'Antoine. Il passa devant elle et ouvrit une porte encastrée dans un mur défraîchit, à peine visible. Il s'engouffra à l'intérieur, rapidement suivi par sa s½ur. Ils parcoururent un long couloir sombre, descendirent un escalier particulièrement raide pour arriver enfin dans une petite pièce peinte en gris. Une dizaine d'hommes se tenaient là. La plupart debout, un assis à même le sol, un autre posé sur un vieux bureau de bois. Lucie en reconnut quelques uns dont Jacques. Certains d'entre eux étaient extrêmement jeunes. Un garçon d'une quinzaine d'années, un béret enfoncé sur la tête, lui sourit. Celui qui paraissait être l'aîné prit la parole.

L'homme : Antoine, qui-est ce ?

Il avait une voix rauque, dure.
Antoine : Lucie. Elle va faire le guet demain.

On était jeudi 6 septembre. Le lendemain serait une journée éprouvante pour Lucie, une journée pendant laquelle elle participerait délibérément au meurtre d'un homme, une journée pendant laquelle elle risquait de se faire tuée elle-aussi si jamais elle était attrapée par les allemands.

L'homme : Attends, tu déconnes Antoine ?
Antoine : Comment ça ?
L'homme : C'est...Une femme.
Antoine : Et ?
L'homme : Enfin...Sois réaliste. Elle n'aura jamais le cran. En plus, elle a à peine vingt ans.
Antoine : Dix-huit pour être exact. Et André a quinze ans, il ne nous a jamais fait faux bond.


[i]L'homme se retourna vers le jeune garçon qui avait sourit à Lucie.

L'homme : Oui mais...Antoine, comprends-moi. C'est une femme.

Lucie décida qu'il était temps qu'elle intervienne.

Lucie : Je confirme. Je suis une fille.

L'homme la regarda, surpris.
« Quel culot ! » Pensa-t-il.
Antoine sourit à Lucie. Ils cessèrent tous leurs conversations.


Lucie : Je peux savoir ce que ça change ? Moi aussi je suis française. Moi aussi, quelqu'un de ma famille est mort de cette putain de guerre. Mon père était soldat pendant la Grande Guerre. Ma mère était infirmière là-bas. Aujourd'hui, mon père et mon frère sont résistant et ma mère est déportée.

Une larme coula sur sa joue. Elle l'essuya avec rage.

Lucie : Et moi dans tout ça ? Je suis censée rester bien sagement assise à regarder ces salopards s'installer tranquillement chez nous sans rien dire ? Il en est hors de question. Je suis fille de France. Pourtant il semble que nous ne soyons plus les bienvenus dans nôtre propre pays. Et c'est pour ça que je veux me battre. Avec vous. Je ne vous demande pas grand-chose. Juste de me laisser participer.

Ils la regardaient tous. Sans oser prononcer un mot. Jacques s'approcha d'elle. Il s'adressa à L'homme.

Jacques : Merde, Pierre ! Qu'est-ce qu'il te faut de plus ? Elle a raison, elle a autant le droit que nous d'aider. Moi je veux qu'elle soit avec nous.

Antoine acquiesça, ainsi qu'André et deux ou trois hommes de plus.

Pierre : Très bien, Lucie. T'es avec nous. A partir de maintenant, t'as plus le droit de parler avec quiconque de ce que tu fais ici, une fois en dehors, compris ? Tu ne me connais pas. Je ne t'ai jamais vue. Et c'est pareil pour tout le monde ici.
Lucie : Ok.
Pierre : Demain, tu feras le guet. Ce sera Avenue de la grande Armée. Au 25. C'est là que nôtre cher salop vit. Vers midi, t'iras au Café de l'église. Tu prendras un café et feras mine de ne pas l'aimer. Tu iras au bar et tu demanderas à parler à Marco. Quand tu seras en face de lui, tu lui diras : « Le café n'est pas bon. » S'il répond : « Je vais vous en refaire un », tu sauras que la mission aura bien lieu. Mais si, au contraire, il te dit : « Je n'ai pas le temps de le refaire », alors tu comprendras qu'on ne fait rien. Et dans ce cas là, tu ne viens surtout pas ici. Si c'est bon, rendez-vous à 22h. Cela fait deux semaines qu'on le suit pour connaître ses habitudes. Tu viendras en vélo. Pour partir, c'est plus simple. A 22h, tu te pointes au bout de sa rue. A 22h05, tu poses ton vélo au n°31 de la rue. C'est devant chez un copain. Il ne fera pas d'histoire. Tu t'en vas te balader au Jardin public qui est juste à côté. Tu reviens à 22h25. Tu croiseras Jacques, un journal sous le bras. Il te donnera une arme que tu mettras immédiatement dans ta sacoche.


Une arme ? Lucie regarda Antoine. Il lui sourit, encourageant.

Pierre : Tu sais t'en servir ?
Lucie : Pas...Pas vraiment.
Antoine : Elle saura demain.


Pierre soupira.

Pierre : Tu prends ton vélo. Tu roules jusqu'au n°25. Mais, il fonctionnera mal. Jacques l'aura saccagé. Tu l'examine. Cinq minutes maximum. Pas une seconde de plus. Si tout se passe bien. Cinq minutes devrait suffirent. Sinon, tan pis. Dans tous les cas, tu t'en vas. Si pendant les cinq minutes, tu entends ou vois quelque chose de suspect, tu tapes quatre coups et tu files. Pour réparer ton vélo, il suffira d'appuyer sur un petit bouton vert. Si tu te fais suivre, tu tires.

Lucie trembla à cette idée.

Pierre : Mais, attention. Tu n'auras que trois cartouches dans ton révolver. Tu n'as pas le droit à l'erreur. Tu seras prête ?

Lucie blêmit. Antoine lui serra l'épaule.

Lucie : Je serais prête.
Pierre : Parfait. Maintenant, répètes-moi tout.


Lucie répéta chaque mot sans montrer la moindre émotion. Pierre se tourna ensuite vers deux hommes de grande taille. Il leur expliqua précisément ce qu'il attendait d'eux. Mais Lucie n'entendait plus. N'écoutait plus. Cela devenait si...Réel. Elle allait peut-être mourir. Ou tuer. Telle était la question.


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# Posté le mercredi 21 mai 2008 09:49

News

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Je m'excuse estrêmement (et très platement) pour ce manque de MAJS mais le bac approche (ma représentation de théâtre avec) et faudrait que je me mettes à bosser...^^
Je vous promets une super MAJ à mon retour. Et n'hésitez pas à laisser des comm's :p
Bisous.


# Posté le jeudi 05 juin 2008 14:50

Modifié le dimanche 22 juin 2008 10:32