Scène 12 [Le Bal]

Scène 12          [Le Bal]
Juillet 1942, Toulouse.


Lucie retrouva Jeanne sur la Place de l'église, où elles s'étaient donné rendez-vous. Elles portaient toutes deux une élégante robe qui leur cintrait pasfaitement la taille. Elles se dirigèrent, bras dessus, bras dessous, vers le jardin public où avit été organisé le bal.

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Louise arrangeait pour la centième fois ses cheveux psotée devant le miroir de la salle de bain. Des mains douces mais fortes se posèrent sur ses hanches. Elle sourit en reconaissant l'odeur de celui qu'elle aimait.

Antoine: Madame, êtes-vous prête à partir ?

Louise se retourna.

Louise: Mais bien entendu, cher Monsieur. Laissez-moi, toutefois, arranger cette cravate avant de faire un pas de plus.

Elle attrapa la cravate de son homme et s'appliqua à faire un noeud parfait. Ceci fini, elle reposa le morceau de tissu sur le torse d'Antoine et, avec un sourire, laissa son doigt vagabonder sur celui-ci. Antoine leva les yeux vers elle.

Antoine: Vous êtes consciente de ce que vous faites ? Des risques que vous prenez ?
Louise: Bien sûr... J'ai hâte que ce bal se termine pour entamer le dessert...


Elle afficha un sourire malicieux et un regard plein de sous-entendus.

Antoine: Je vous prierais, mademoiselle, d'afficher un peu de retenue si vous ne voulez pas avoir à refaire ce que vous avez entrepris depuis deux longues heures.
Louise: Est-ce un reproche ?
Antoine: En voyant le résultat, je ne peux décemment rien vous reprocher.


Ils éclatèrent de rire. Antoine lui proposa son bras auquel elle s'accrocha immédiatement.

Antoine: Mesdames et Messieurs, préparez-vous à accueillir les Desforêts et leur futur enfant !

Louise l'embrassa puis ils s'avancèrent vers la porte.

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Lucie et Jeanne étaient arrêtées devant la grille du jardin communal.

Jeanne: Il ne devrait pas tarder. Il m'avait dit qu'il viendrait.
Lucie: Je vais passer pour une cruche toute seule, alors que tout le monde est par paire.
Jeanne(en rigolant): Accroches toi à l'autre bras de Matthieu. On entrera à trois.
Lucie: Ahah ! Très drôle. Non, franchement, je m'étouffe de rire là.


Lucie se tortillait, elle commençait à se demander ce qu'elle était venu faire ici. Un jeune homme très élégant vint devant elles. C'était Matthieu. Lucie était surprise, il avait réellement fait un effort pour être présentable auprès de Jeanne. Jeanne s'extasia.

Jeanne: Wouah ! Tu es vraiment très...
Matthieu: Toi aussi.


Jeanne sourit. Lucie se sentait mal.

Lucie: Je vais vraiment passer pour une idiote.
Matthieu: T'as qu'à venir avec nous.


Lucie lui lança un regard mauvais.

Jeanne: C'est ce que je lui ais dis mais...

Mais Lucie n'écoutait plus. Elle venait de l'apercevoir. Lui. Sa silhouette. Grande, protectrice, forte...Et si vulnérable à la fois. Philipp. Lui aussi l'avit remarquée. Il s'avançait d'ailleurs vers elle. A chacun des pas qu'il effectuait, la boule qui nouait le ventre de Lucie se durcissait. Il arriva bientôt à sa hauteur et Lucie sentit ses joues brûler. Il s'arrêta devant elle, lui sourit et dévoila son bras gauche. Intentionellement, elle s'y agrippa.



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Voilà, après une longue absence (j'en suis vraiment désolée), me revoilà avec du tout nouveau, tout beau ! Enfin, Philipp de retour. Je promets une grande MAJ pour ce week-end. Je reposterais peut-être un article dans la soirée. Et, je m'en excuse d'avance, vous aurez droit à une scène assez triste avant la fin de week-end.

Merci pour votre soutient.
Clémence


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# Posté le mercredi 19 mars 2008 15:57

Modifié le dimanche 07 décembre 2008 14:58

News

Hello people !

Here we are, j'ai publié la première scène du bal. La suite viendra très rapidemment.
Merci pour les 188 visites du mois de Mars. C'est énorme.
Et pour tout vos commentaires.
Pour ceux qui veulent être prévenus des publications (puisque certains me l'ont demandé), laissez-moi un commentaire le spécifiant sur cet article s'il vous plaît. Plus pratique pour une question de logistique.
Merci

Affectueusement YOURS

Clémence

PS: Il y a un article spécial pour les pubs au début du blog...

# Posté le dimanche 30 mars 2008 14:19

Modifié le vendredi 04 avril 2008 16:52

Scène 13

Scène 13
Juillet 1942, Toulouse.


Ils passèrent la grille du jardin public. Lucie aperçut le visage de Jeanne, interrogateur. Elle devrait s'expliquer, l'expliquer...Philipp...Mais elle ne voulait pas y penser. Pas maintenant. Elle espérait juste qu'il la ferait danser. Qu'elle pourrait se réfugier dans ses bras.
Une musique emplit leur tête. Elle tourna la tête vers lui et plongea ses yeux dans les siens, ce qu'elle n'avait oser faire jusque lors. Il lui sourit. Elle aussi. Il lui prit la main et l'enmena vers la foule qui dansait. Lucie déttacha ses yeux du visage du jeune homme et explora enfin les alentours. L'endroit était magnifique. Les organisateurs s'étaient donné du mal pour décorer le jardin qui brillait de mille feux. Lucie sourit, ironiquement. Tout ce travail pour cacher l'affreuse réalité. Pour oublier, l'espace d'un soir, la guerre, Vichy et ces putains d'Allemands. Elle aperçut alors un groupe d'occupants qui riaient sournoisement. Elle détourna les yeux instantannément. Ils ne lui gacheraient pas cette soirée.
Elle sentit les mains de Philipp se poser sur ses hanches. Elle leva le regard vers lui. Il la regardait, hésitant. Elle s'accrocha à son cou, et il comprit qu'il pouvait la toucher. La faire danser. Ce qu'il fit.
Lucie se perdit dans les yeux vers de Philipp. Et il fit de même.
Son odeur...Il ne pouvait s'en lasser. Elle sentait incoryablement bon. Il respira doucement les cheveux de Lucie et fut touché au coeur...Trop tard...Il ne pourrait plus la laisser. Pourquoi ? Parce qu'il avait mal au ventre en la regardant. Parce qu'il ne pouvait imaginer une minute qu'elle souffre. Parce qu'il avait mal au coeur quand elle ne souriait pas. Parce qu'il défaillait quand il revenait à la réalité. Réalité qu'elle ignorait et qui faisait mal.
Elle les voyait encore. Sans cesse. Eux. Ce groupe d'ignobles Allemands qui souriaient sans discontinuer. Elle enfouit son visage dans l'épaule de Philipp, où elle se sentait protégée. Elle n'avait plus peur.




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# Posté le vendredi 04 avril 2008 16:53

Modifié le dimanche 04 mai 2008 11:57

Scène 14

Scène 14
Juillet 1942, Toulouse.


Jeanne entra au bras de Matthieu dans l'immense Jardin. Ils allèrent s'installer sur un banc. Ils n'osaient pas se regarder ou se toucher. Après quelques minutes de silence, Jeanne se surprit à dire:

Jeanne: Merci de m'avoir accompagner ce soir, c'est vraiment gentil de ta part.
Matthieu: Je t'en prie. Mais, saches que ce n'est pas de la pure gentillesse.


Il lui fit un clin d'oeil, affichant un sourire charmeur. Elle rit. Ils observèrent quelques instants les couples évoluant sur la piste de danse. Jeanne fixait Lucie et son ystérieux inconnu. Ils dansaient avec une grâce infinie, ce qui était plutôt intriguant, sachant qu'ils se connaissaient à peine. Car, ils ne pouvaient réellement pas bien se connaître. Si tel eût été le cas, Jeanne aurait entendu parler de lui. Lucie était sa meilleure amie après tout.

Jeanne: J'aime beaucoup cette chanson.

Matthieu la dévisagea avec tendresse.

Matthieu: Tu veux danser ?
Jeanne: Avec plaisir.


Ils se levèrent et se dirigèrent vers la piste. Matthieu déposa ses mains autour des hanches de la jeune fille qui passa ses bras autour du cou du jeune hommme. Elle sourit en se souvenant qu'à cinq ans déjà, elle lui courait après et qu'elle s'amusait à, aidée de Lucie, le plaquer contre des arbres pour l'embrasser sur la bouche.Et pourtant, il avait fallut qu'ils attendent tout ce temps avant d'enfin se décider de danser ensemble. Mais, Jeanne avait appris que la guerre précipitait tout. La peur du temps qui passe était solidemment ancrée dans les esprits dans ces périodes-ci.
Matthieu caressait le dos de la jeune fille, réfléchissant au meilleur moyen de se déclarer sans passer pour un abruti fini. Parce qu'il voulait le faire ce soir-ci. Avant qu'il ne soit trop tard...La chanson terminée, il attrapa la main de Jeanne et la serra plus que de raison. Il lui chuchota à l'oreille.


Matthieu: Tu veux marcher un peu ?
Jeanne: Bien sûr.


Ils s'éloignèrent de la foule de villageois réunis et s'éclipsèrent dans une des promenades du Jardin. Le long du chemin, ils croisaient quelques couples, exilés comme eux. Ils trouvèrent enfin un endroit libre, où ils pourraient être tranquilles. Ils s'y arrêtèrent.

Matthieu: Jeanne...

Elle leva les yeux vers lui, prête à écouter les moindres mots qu'il allait lui dire.

Jeanne: Oui...
Matthieu: Je
...

Il baissa les yeux, surpris. Il ne pensait pas que les mots s'emmêleraient ainsi. Il inspira profondément.

Matthieu: Toi et moi...On se connaît depuis un certain temps, si ce n'est depuis toujours. Et... Tu sais que je t'ai toujours considérée comme...comme...une amie...une soeur. Mais...ils se pourrait bien que...peut-être...Je dis peut-être, hein...Il se pourrait que tu sois enfait plus qu'une...soeur pour moi.

Il l'avait dit. Ce n'était peut-être pas très concis, mais c'était sortit. Il attendait la réaction se la jeune fille, inquièt. Mais elle souriait. Et, doucement, elle s'approcha de lui. Et, au bout de quelques secondes qui lui semblèrent une éternité, il sentit des lèvres fraîches se poser contre les siennes et se mêler dans un doux goût de mûres. Il fit glisser ses mains derrière le cou de la demoiselle et entremêla ses doigts dans ses cheveux. Il l'embrassa dans le cou et ressera son étreinte. Il l'entendit rire, d'une voix claire et joyeuse. Heureuse. Elle l'était d'ailleurs. Et lui aussi. Ils y étaient enfin.



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Je suis vraiment désolée pour le manque de mises à jour, mais j'ai pas mal de boulot en ce moment et je travaille sur un autre projet de fiction donc tout ça me prend du temps.
Heureusement, c'est bientôt les vacs donc les MAJ seront plus régulièrent à cette occasion là.
Merci de votre soutien.
Clémence.

PS: Merci à Loan-et-lee pour la faute, je sais pas ce qui m'as pris. Erreur rectifiée.

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# Posté le dimanche 06 avril 2008 08:59

Modifié le dimanche 04 mai 2008 11:57

Scène 15

Juillet 1942, Toulouse

Louise et Antoine dansaient dans les bras l'un de l'autre simplement heureux. Antoine ne pouvait imaginer qu'il allait bientôt être père. Il n'y croyait pas. Etre aussi heureux en temps de guerre était impossible. Il arrêta son mouvement et caressa la joue de Louise.

Antoine: On va y arriver, tous les deux, ou plutôt, tous les trois. Malgré cette guerre, cette occupation et ces allemands, on va être une famille heureuse.
Louise: Je sais.


Ils reprirent leur danse, sereins.

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A quelques mètres d'eux, Lucie était toujours dans le cou de Philipp.

Philipp : Je vais devoir partir.
Lucie : (sans cacher son dépit) Déjà ?
Philipp : Malheureusement. Mais nous nous reverrons.
Lucie : (pressante) Quand ?
Philipp : (souriant) Bientôt. Fais-moi confiance.


Et doucement, il déposa un baiser sur ses lèvres. Lucie frémit à ce contact. Elle appuya ses lèvres sur celles de Philipp, de plus en plus insistante. Elle ne voulait faire qu'un avec lui. Jamais ce moment n'aurait du s'arrêter. Il se détacha d'elle. La regarda longuement, tendrement. L'embrassa une dernière fois et s'en fut. Lucie observa sa silhouette s'évaporer dans la nuit. Elle ne pouvait réagir, ne mesurait pas l'importance de ce qui venait de se passer. Elle n'arrivait pas à le laisser partir. A chaque seconde, elle espérait qu'il se retournerait...Mais cela n'arriva pas. Elle se dirigea vers son frère.

Lucie : (les larmes aux yeux) Ramènes-moi...



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Scène 15

# Posté le lundi 14 avril 2008 11:30

Modifié le dimanche 04 mai 2008 11:58