Antoine: Louise est enceinte.
Jean s'arrêta brusquement. Il regarda son fils qui s'étaient arrêté aussi, souriant, et sentit de la fierté. Antoine faisait parti de sa chair, et le fait qu'il réussisse à fonder une famille, dans sa situation, dans cette situation. Cette information fit sourire Jean.
Jean: C'est vrai ?
Antoine acquiesa.
Antoine: Louise me l'a appris ce matin, même.
Jean: Je suis fier de toi mon fils, fier. Tu me redonne de l'espoir concernant cette guerre, oui, de l'espoir. Il y a toujours un peu d'humanité dans ce monde. S'il y a bien une chose que les Allemands ne peuvent pas nous empêcher de faire, c'est aimer. Aimer et transmettre cet amour, en faisant des enfants par exemple. Ils peuvent instaurer toutes le lois qu'ils veulent, mais ça, ils ne nous l'enlèveront pas.
Antoine lâcha son vélo et serra son père dans ses bras. Il ignorait comment stopper la douleur de son père, si ce n'est en l'aimant, inconditionnellement.
Antoine: Je sais qu'elle te manque. Maman, je sais qu'elle te manque. Mais on va y arriver, je te promets qu'on va venir à bout de cette guerre, de cette satanée occupation et de ces putain de boches! On va y arriver. Tous. Vivant.
Jean agrippa son fils par les épaules et y étouffa ses sanglots. Il avait besoin d'y croire, de retrouver l'espoir et le bonheur, sinon, il ne tiendrait pas. Il le savait. Antoine le savait aussi. Il se lâchèrent, montèrent sur leurs vélos et se remirent en marche.
Je voulais juste vous dire que pour le moment, les scènes sont plutôt "heureuses" en restant tout de même dans un contexte d'occupation (sauf bien sûr le scène de l'arrestation d'Ahava, la mère d'Antoine et Lucie), mais cela ne risque pas de durer longtemps, donc, profitez-en bien.
Clémence



