"Nous avons les souvenirs que nous méritons." Gérard Bauër

"Nous avons les souvenirs que nous méritons."  Gérard Bauër






Finalement, ce sera Ici_

# Posté le mercredi 20 février 2008 10:57

Modifié le dimanche 08 février 2009 14:45

Prologue






Certaines histoires commencent par Il était une fois, pas celle-ci. Pourquoi ? Parce que celle-ci n'est pas l'histoire d'une princesse, ou plutôt si. L'histoire d'un princesse qui l'est devenue grâce à son courage, sa détermination et sa lutte. Elle n'est pas tombée amoureuse d'un prince charmant, ou plutôt si.




Alors, puisqu'il en est ainsi, il était une fois...

# Posté le mercredi 20 février 2008 12:26

Modifié le lundi 08 décembre 2008 13:43

Prologue [Merci Jade]

                                                                                                   Prologue                                                                                                                                                                                                                         [Merci Jade]
Juillet 1994, TOULOUSE



Léanne était assise au milieu d'un champs. De grosses larmes roulaient sur ses joues. C'était fini. Elle l'avait deviné dès qu'elle avait vu son visage. Il ne pouvait rien lui cacher, elle le connaissait trop, et trop bien. Elle s'allongea sur le dos et regarda le ciel. Elle s'endormit. Elle rêva de lui bien sûr, même si elle savait que lui ne rêverait plus d'elle.
Elle fut réveillée par les légers pas de sa grand-mère. Des pas si légers, presque imperceptibles, mais Léanne connaissait si bien ces terres. Elle en connaissait tous ses recoins, toutes ses cachettes. Elle se redressa et fit face à la vieille femme qui s'arrête, surprise.


Grand-mère : Tu m'as entendue ?

Léanne sourit.

Léanne : Ce n'était pas compliqué, j'étais allongée par terre.
Grand-mère : Je crois qu'un jour, tu connaitras ces terres aussi bien que je les connais.


Elle aperçut les larmes encore chaudes sur les joues de sa petite fille.

Grand-mère : Enfin, qu'as-tu ma chérie ?

Léanne baissa la tête.

Grand-mère : Chagrin d'amour, n'est-ce pas ?
Léanne : Comment sais-tu ?
Grand-mère : Ah... J'ai eu ton âge avant toi, ma chérie. Et je dois dire que je m'en souviens encore comme si c'était hier. Tu me ressemble tellement.


Léanne observa sa grand-mère. Elle scruta son visage, ses yeux bleus, sa bouche, ses rides. Elle devait être si belle autrefois...

Grand-mère : Tu vas avoir dix-huit ans Léanne, et je crois que je vais bientôt mourir.
Léanne : Tu es malade ?
Grand-mère : Non, ma chérie, non. Je crois juste qu'il est temps de te faire part d'une histoire, de mon histoire, une histoire que je n'ai jamais révélée à personne.


Léanne écoutait, attentive.

Grand-mère : C'est une histoire d'amour, mais aussi de violence, de massacres, de guerre et d'amitié... C'est une histoire de courage et de peur, de rêves et de désillusions. Cette histoire se passe au milieu d'une des pires crises de l'humanité, et pourtant, c'est une histoire de passions. Et de drames. Mais ce que je vais te raconter est avant tout une histoire d'amours.


PS: Vous remarquerez que dans le trailer ainsi qu'ici il est écrit une histoire d'amourS, ce n'est pas une faute de ma part. Ce que j'entend par ce S est que ma fiction repose sur différentes histoires d'amour, aussi bien fraternelles, passionelles, pures...




@ll-right-reserved to x-Amour-x-Interdit-x.

# Posté le mercredi 20 février 2008 12:36

Modifié le dimanche 07 décembre 2008 14:47

Scène 1

Scène 1
Juillet 1942, TOULOUSE

Lucie laissa retomber le rideau de la fenêtre d'un geste rageur. Elle descendit les marches de l'escalier quatre à quatre, manqua de tomber, et se retrouva bientôt dans une vaste pièce rectangulaire qui semblait être une cuisine. Elle cherchait quelquechose, quelqu'un. Ne voyant personne, elle se mit à crier.

Lucie : Papa ! Papa ! Où est-tu ??

Un homme grand, le cheveu grisonnant, les yeux clairs entra en courant.

Jean : Lucie, qu'y-a-t-il ?
Lucie : Tu les as vus ??


Son père baissa la tête et s'assit sur une des chaises qui entouraient la table centrale.

Lucie : J'en étais sûre !!Tu le savais, hein ?

Jean posa sa tête entre ses mains. Il ne savait plus quoi dire à sa fille. Oui, ils les avaient vu. Mais, comment lui apprendre que ces êtres qui lui avaient enlevé l'amour maternelle étaient arrivés jusque ces terres, jusque leurs terres.

Lucie : Qu'est-ce qu'ils font ici ?

Jean regarda sa fille, une lueur de désespoir dans les yeux.

Lucie : Papa ! Qu'est-ce qu'ils font ici ?? Ils n'ont aucun droit de marcher, de respirer ici ! C'est chez nous ! Qu'est-ce qu'ils veulent de plus, hein ? Ils nous ont déjà tous pris !
Jean: Lucie...
Lucie: Pourquoi tu ne m'as rien dit ?
Jean : Que voulais-tu que je te dise ?
Lucie : La vérité ! Je suis assez forte pour l'encaisser, même si elle est moche. Papa, laisses-moi vous aider s'il te plaît.
Jean : On en a déjà parlé Lucie, c'est non.
Lucie : Papa ! Je suis française !J'ai le droit d'aider mon peuple !
Jean : Tu es aussi juive Lucie ! Et en ce moment, c'est ce qui compte le plus !
Lucie : Papa, vous n'êtes plus assez ! Aujourd'hui, ils ont passé la ligne de démarcation ! Où seront-ils demain ?
Jean : A présent, ils ont le droit d'être ici. Je l'ai lu, il y a quelques jours dans l'Action Française. Le gouvernement de Vichy a été obligé de céder face à la pression allemande après le débarquement des alliés en Afrique du Nord.
Lucie : Tu lis l'Action Française ?
Jean : Oui, je dois me tenir informés des dernières lois, de l'actualité des allemands et de Vichy.
Lucie : Je le ferais avec ou sans toi, papa, mais ce sera plus dur sans ton aide.
Jean : Lucie, je viens de te le dire, c'est non. Ce n'est pas la peine que tu rajoutes résistante à ton dossier ! Il ne manquerait plus que ça ! Tu vas finir par te faire tuer si tu continues ! Je ne veux pas qu'il t'arrive la même chose qu'a ta mère.
Lucie : Tu as entendu ce que je viens de te dire, je n'ai rien d'autre à ajouter.


Elle sortit par une porte qui donnait sur l'extérieur.

Jean : Lucie...

Jean étouffa quelques sanglots. Il ne pouvait pas craquer. Plus maintenant. Elle avait besoin de lui. Elle se disait forte, mais que connaissait-elle à la guerre ? Ici, elle avait toujours été à l'abri, du moins jusquà ces jours-ci.



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Pour la créa de loan-et-lee, j'ai corrigé la faute^^Merci de m'avoir prévenue, c'est vrai que ça me gêne aussi de lire des fictions pleines de fautes et de langages sms! Et, merci, merci pour tous tes comm's!

Clémence.


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# Posté le jeudi 21 février 2008 12:08

Modifié le dimanche 07 décembre 2008 14:47

Scène 2

Juillet 1942, Toulouse.



Lucie marcha longtemps. Il faisait nuit noire mais elle n'avait pas peur. Elle connaissait ces terres par c½ur. Ces sentiers, ces champs, ces forêts, elles les avaient parcourus des milliers de fois sous la pluie, la neige, le vent ou la nuit. Elle avait froid mais s'interdisait d'y penser. Elle s'appuya à un arbre et se laissa glisser contre lui. Lorqu'elle heurta le sol, elle sentit la poussière de la terre sous ses mains. Cela faisait des semaines qu'il n'avait pas plu. Les forêts étaient sèches, tout comme ses joues. Elle n'avait laissé couler aucune larme depuis des mois. Onze exactement. Depuis ce jour où ils lui avaient enlevé sa mère. Ce jour même où elle s'était vidée de toute eau voyant ces monstres. Et où, devant leur dureté, elle avait ravalé ses larmes et s'était promis que jamais plus, elle ne laisserait paraître une telle faiblesse devant eux. Jamais plus.L'orage gronda et la pluie ravagea ses cheveux. Lucie ferma les yeux, et malgré elle, malgré sa volonté et sa colère, malgré sa force et sa rage, les larmes dévalèrent ses joues, rongèrent son visage et dévorèrent ses yeux. Elle laissa échapper un sanglot et s'écroula. Sa tête heurta le sol. Alors, des images lui revinrent par centaines, des images de souffrance, de pleurs, de douleur et de désespoir. Lucie remua et tenta de se défaire d'une emprise invisible. Elle cria à plusieurs reprises et tapa le sol du poing. Elle ne voulait en aucun cas revivre ce cauchemard. Ce cauchemard... qui était réalité. Elle sentit sur ses lèvres le goùt salé de ses larmes et ne résista plus, elle laissa ses souvenirs emplir sa tête et, brusqument, elle ne vit plus rien.


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Scène 2

# Posté le mardi 04 mars 2008 03:47

Modifié le dimanche 07 décembre 2008 14:48